Broder pour survivre en Afghanistan, la grande exposition à l'Aiguille en Fête 2008.
Extrait du blog de l'Aiguille en Fête.
Aider les femmes du village de Laghamani (situé au nord de Kaboul) à survivre ou pour être précis, à ne pas
mourir de faim, telle était la mission que s'était fixée positivement "L'Association humanitaire germano-afghane de Fribourg".
Aujourd'hui, la mission évolue et vise le développement de programmes scolaires ou médicaux.
Ces efforts ont déjà permis de réhabiliter et de construire 10 écoles, d'ouvrir 2 centre pour femmes où elles peuvent prendre des cours de couture, de broderie et d'alphabétisation, de soutenir des
veuves nomades, de donner à 200 femmes la possibilité de gagner de l'argent et d'être considérées par leur famille (projet Goldenberg), de construire un poste de santé à côté d'Astrakan, de
parrainer plus de 150 enfants qui peuvent se rendre à l'école (s'ils ne recevaient pas d'argent, ces enfants seraient obligés de travailler).
Un concours original pour finaliser des projets humanitaires.
Depuis 2004, des femmes de Laghmani brodent des carrés de 8x8cm dans le cadre d'un projet d'entraide de l'Association humanitaire Deutsch-Afghanische-Initiative e.v, à Fribourg en Allemagne. Grâce
à la vente de leur travail de broderie, des femmes contribuent de manière substantielle aux finances familiales.
Les carrés brodés sont à considérer comme un produit non fini et sont vendus en Europe pour être intégrés à des ouvrages textiles. Ils peuvent être travaillés de façon originale avec les techniques
de patchwork traditionel et contemporain, mais aussi avec d'autres techniques textiles.
Le résultat est un produit où non seulement les 2 techniques sont combinées mais où surtout 2 cultures se rejoignent.
C'est cet esprit de curiosité et d'ouverture ainsi que l'envie d'aller à la rencontre d'une autre culture qui représente la pierre angulaire du concept de l'exposition.
Pour le concours, les oeuvres textiles se devaient d'intégrer un ou plusieurs carrés brodés.
Le choix de la technique ou de la combinaison de techniques textiles au sens large était libre, seules les dimensions maximales étaient imposées.
Le travail de l'Européenne est à comprendre comme une prolongation et un écho du travail de broderie de l'Afghane, dans lesquels 2 formes de travail dialoguent.
Dans le numéro 60 de la revue le Marquoir, un article était consacré à la réalisation du Tapis Vert pour l'Afghanistan. Le projet a été proposé aux papoteuses. Certaines ont été partantes pour y
contribuer.
Merci à vous toutes.
Pascale Goldenberg contactée, a confirmé que notre envoi était bien arrivé en Allemagne. Gudrun Seng a assuré le montage. Surbookée pour le moment, elle n'a pu encore vous remercier
individuellement.
Certaines d'entre nous qui ont eu la chance de se rendre à l'Aiguille en Fête ont certainement vu le Tapis Vert exposé.
Ce tapis est en évolution permanente. Celles qui lisent cet article, si elles le souhaitent, peuvent y participer. Il suffit de broder sur un carré à dominance verte, dont les dimensions ne doivent
pas dépasser 15x15 cm .
En septembre 2007, le Tapis Vert mesurait 43 mètres de long. Le défi à relever était la taille symbolique de 50 mètres pour le Salon de l'Aiguille en Fête. L'objectif a-t-il été atteint ?
Je termine cet article en vous proposant quelques ouvrages plus élaborés de l'artisanat afghan.