Nous étions nombreuses à être intéressées par cette technique de broderie. C'est pourquoi, il nous a fallu faire 2 groupes afin que Maguy, notre fleuriste en chef, puisse prodiguer à chacune ses conseils avertis.
Maguy pour nous faire "baver" d'envie nous a amené une de ses réalisations : une simple blouse blanche qu'elle a paré d'une multitude de roses.
Des oh ! ont fusé de toutes parts. Un travail digne des ateliers Lesage !
Nous avons toutes , à la fois été impressionnées par la délicatesse de son ouvrage et sceptiques quant à nos possibilités d'en faire autant ...
Maguy, pour remonter le moral des troupes, nous a certifié que cela n'était pas difficile. Ah bon ...!
Il a fallu nous lancer ...
Une étape importante : la reproduction du motif à broder sur le tissu.
Deux techniques sont possibles .
Armée du fer à repasser (don d'une mécène de l'Association : Zabou), Maryse a procédé au transfert du motif sur le tissu.
Jacqueline, telle une artiste, à main levée a dessiné son motif.
Il y en a d'autres (dont moi), indisciplinées ou rebelles ou pressées de s'y mettre, ont préféré improviser.
La broderie proprement dite a débuté par la réalisation d'un bouton de rose.
Aucun problème. Après avoir enfilé le ruban dans une aiguille au chas suffisamment large, on pique en dessous du tissu pour ressortir en un point A; on aplatit le ruban qui nous énerve en se tortillant et on repique en un point B pour ressortir sous le tissu; on peut même faire cette opération deux fois pour donner plus de gonflant.
Petite astuce donnée par Maguy. Pour donner l'impression que le bouton de rose est prêt à éclater, on bloque un grain de riz sous le ruban. Comme je suis perfectionniste, je n'ai pas manqué de demander si le choix du type de riz était important : thaï, camarguais, Taureau ailé ...; il fallait bien rire un peu pour décontracter nos doigts engourdis par la tension et l'attention que demande ce travail.
Les grains de riz doivent vraiment être bien maintenus. Imaginez nous vêtues d'une jolie blouse, en train de danser un rock effréné ou un tango langoureux avec des grains de riz qui prennent la poudre d'escampette et transforment la piste de danse en un tapis blanc. La honte ! Et en plus cela pourrait être dangereux !
Remarquez, les grains de riz peuvent être récupérés et lancés à la sortie d'un mariage.
Revenons à nos fleurs.
Que fait le bouton au bout d'un certain temps , il éclot pour se transformer en une belle rose.
Pour arriver à ce résultat,il faut tout d'abord faire un point d'araignée.
Ensuite, le ruban est passé une fois dessus, une fois dessous, les fils tendus jusqu'à ce que les pattes de l'araignée soient complètement recouvertes.
On peut dire qu'il y a là une petite difficulté. En effet, si le ruban est trop serré, on perd le côté naturel de la fleur et s'il est trop lâche on obtient comme le disait Marie-Anne très réaliste et observatrice ... une bousse de vache. Ma rose pendant un certain temps a pu être classée dans cette catégorie, mais grâce à l'intervention de Maguy, elle s'est vite transformée en une belle Pierre de Ronsard.
Les tiges ont été brodées au point de tige.
Pour réaliser la fleur du centre, afin d'obtenir des pétales réguliers, on a utilisé un petit bout de bâtonnet de coton tige.
Pas mal pour une première.
Il ne manquera que les perles au centre pour embellir toutes ces roses.
Christiane elle, a choisi comme support pour ses fleurs, un "Petit Bateau". Elle a également réalisé une jonquille et se lancera dans la création de mimosas et de lavande.
Un grand merci à Maguy pour sa patience et sa gentillesse.
Nous lui offrons cette jolie rose avec toute notre amitié.
C'était un reportage pour Voici-Voilà.
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